La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes.
Elle est effectuée principalement par les insectes pollinisateurs en particulier les abeilles.
Le service bancaire de la Banque du miel devient un service écologique rendu par une communauté
d’humains (les sociétaires de la Banque du miel) à la biodiversité animale, végétale et humaine
et finalement à l’économie réelle du monde vivant. Humains et abeilles sont de fait liés par un réseau
bancaire d’un type nouveau qui mise sur l’économie réelle du soleil et des fleurs; un modèle qui n’enrichit
ni l’individu ni l’endroit, mais qui préfère enrichir l’autre et l’ailleurs.
Son fonctionnement non spéculatif, non concurrentiel et à « plus-value naturelle » devrait faire la démonstration
que si « les banques d’aujourd’hui n’épargnent personne », la Banque du miel, quand à elle,
épargne à la fois les ressources et les humains via un système à l’abri de tout risque de faillites quelles qu’elles soient.
“Nous avons la preuve permanente que notre représentation actuelle de la richesse,
et l'usage contre-productif que nous faisons de la monnaie, aggrave les problèmes auxquelles nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre.
Il est donc plus que temps de nous atteler à ce chantier considérable du changement
de représentation de la richesse (...). C'est pour l'économie sociale et solidaire
un enjeu décisif et pour le mouvement associatif une occasion à saisir. C'est pour
eux un piège mortel que de laisser s'imposer des critères qui ignorent les enjeux
écologiques et humains et valorisent des activités destructrices dès lors qu'elles
sont financièrement rentables. Il leur faut, au contraire reprendre l'initiative et
être aux premiers rangs de l'émergence d'une société et d'une économie plurielle face
aux risques civilisationnels, écologiques et sociaux que véhicule la société de marché.”
Patrick Viveret / Reconsidérer la richesse - 2003